Bonjour à toutes et tous,

Il me semble qu’en relisant mes derniers chapeaux d’articles, je ne fais que de me plaindre. Il fait toujours trop froid ou trop chaud. En définitive, ces discours superficiels sur la météo, ce sont des moyens tout à fait humains d’entrer en discussion sur des consensus évidents. Ils représentent aussi des stratégies d’évitement pour ne pas trop s’offusquer, par exemple, des dirigeants ou des gouvernements de ce monde, eux qui semblent aussi déréglés que le climat. Nous ne nous risquons alors pas à titiller un désaccord qui verrait encore grimper la température.

Cour de l’Avenir

Demain soir, j’aurai le plaisir d’être l’invitée du journaliste et écrivain Rafael Wolf, pour l’émission Vertigo, en direct sur la Radio Suisse Romande. Si vous ne pouvez, ou ne voulez pas, m’écouter en direct à 17h, vous pouvez aussi me glisser dans vos oreilles en podcast, au moment de votre choix : https://www.rts.ch/vertigo. Je ne vous cache pas qu’une heure d’émission, c’est un luxe suffisamment rare pour que je m’en vante ! (N’est-ce pas un peu l’objectif d’un blog personnel… je vous le demande ?) J’imagine qu’on parlera de Falcata, d’écriture et de mécanique. Enfin, pas trop de mécanique, j’espère. Souhaitez-moi de parvenir à rafraîchir suffisamment mes neurones pour qu’ils se connectent harmonieusement entre eux ! Si je bafouille, j’accuserai la canicule. Tenez-le vous pour dit.

Juste après l’émission, je me précipiterai lentement mais sûrement vers la gare pour rejoindre Vevey, direction Cour de l’Avenir. Je me rends à ma deuxième Clamerie. Mais qu’est-ce donc ? C’est une association qui propose à intervalles réguliers des scènes libres à des auteurs et auteures, sur un thème bien précis. Je dois l’avouer, pour la première en décembre, je n’avais pas bien respecté la consigne, en recyclant un texte certes inédit, mais existant… (en plus, j’avais raté mon arrêt au retour, me ruinant au passage. Le paragraphe s’appelait : Le train des soupirs). On ne m’en a pas trop tenu rigueur et on m’a quand même permis de revenir pour la soirée du 3 juillet. J’ai donc écrit un texte original à déclamer pendant 5 minutes, plutôt poétique cette fois-ci, composé sur mesure, à propos… d’avenir. Venez donc écouter les différentes voix et plumes demain soir à Vevey, dès 20h30, si vous êtes dans les parages. Je posterai le texte et les photos dans quelques jours, ne voulant pas divulgâcher ces quelques lignes avant d’avoir foulé les planches de la Cour de l’Avenir.

www.lacourdelavenir.ch

Place de la Marmotte

J’aurais beaucoup aimé que le nom de la cour à Vevey soit « Place de la Marmotte ». Le thème aurait été évident, et je serais partie avec un avantage certain sur les autres auteurs, certainement plus citadins (que d’a priori de ma part). J’aurais d’ailleurs pu m’inspirer d’une fable improvisée par mon père, un jour où je lui posai des questions sur les relations entre hommes et femmes. L’objet de ma curiosité était simple: pourquoi les personnes qui nous attirent amoureusement sont exactement celles qui nous évitent ? Mon père m’avait répondu : « ne sois pas une vache, sois une marmotte ». Face à ma sidération, il m’avait expliqué que lorsque nous nous baladons en montagne, et plus précisément à travers les alpages, nous guettons volontiers la marmotte effarouchée, à la fois timide et méfiante. Et lorsqu’enfin, nous pouvons l’approcher, nous devons nous contenter des quelques minutes qu’elle nous accorde avant de disparaître dans son terrier. Nous repartons alors contents, fiers de cette rencontre éclair, que nous espérons revivre un jour. La marmotte nous fera rêver. Les vaches quant à elles sont curieuses, et viennent volontiers vers nous, avides de lécher un peu de ce sel que la transpiration dépose sur nos bras. Si nous ne sommes pas des touristes (mes excuses aux touristes…), alors nous retirons notre main, et nous passons gentiment notre chemin. Des vaches, il y en a pléthore, donc, on les ignore… Le soir, nous ne racontons pas à nos pairs l’incroyable rencontre avec un ruminant à la langue rêche. Le conseil est clair, en amour, mieux vaut être marmotte que vache, si l’on veut susciter quelque désir bravache.

Mais revenons à nos fouisseurs ! L’association Entre Mots et Notes organise une nouvelle édition du Festival du Toûno, à Saint-Luc, Val d’Anniviers, du 3 au 8 août. https://festivaldutouno.ch/ Rendez-vous est donné le 6 août à 11h sur la Place de la Marmotte pour démarrer une balade littéraire et musicale, autour du texte « Place d’âmes » de Sara Schneider et d’« Escarpées », mon premier roman. Sara et moi-même sommes toutes deux en lice pour le prix du Roman des Romands, et cette balade se déroule à la suite de cette sélection.

Comme je n’avais pas d’anecdote de séduction sur les salles bourgeoisiales, j’ai commencé par la balade littéraire. Mais le même jour, à 9h30, Sara Schneider et moi-même rencontrerons les festivaliers pour une discussion autour de nos livres.

BALADE

11:00
Place de la marmotte | Saint-Luc

Départ pour la balade littéraire et musicale
Sara Schneider : « Place d’âmes »
Marlène Mauris : « Escarpées »

Lecture : Anne Salamin et Olivier Carrel
Chants de Jean Daetwyler sur des textes d’Aloys Theytaz.

Avec : Laura Andres, Géraldine Cloux, Claude Darbellay, Oscar Esmerode, Lucie Marcille et Anthony Paccot
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RENCONTRE

09:30
Salle bourgeoisiale | Saint-Luc

Rencontre avec Sara Schneider et Marlène Mauris (16ème sélection du Roman des Romands)
Modération : Marlène Métrailler
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Je vous souhaite de belles terrasses quand il fait sec et de beaux éclairs quand il tempête !

Bonne fin de semaine,

Marlène