Bonjour à toutes et tous,
Chaque année, j’évite de visionner ces cérémonies attribuant des prix. Pourquoi ? C’est très bête… je déteste tout simplement entendre « nominé·e ». Cet anglicisme est pourtant entré dans le langage, je le sais. Mais j’y tiens, à mon « nommé·e », comme une gamine à son doudou : il représente le temps d’avant, il convoque la nostalgie d’une époque où une dénomination pouvait paraître immuable. J’ai le poil qui se hérisse quand quelqu’un dit « cela fait sens », it makes sense. C’est dommage, parce qu’après, je n’écoute plus rien… et je manque l’objectif même de la, d’une conversation.
La correctrice des Editions Favre pourrait se moquer gentiment de moi, en lisant ce petit article, car moi non plus, je ne suis pas à l’abri des influences des autres langues. Du patois, par exemple, je garde quelques expressions traduites littéralement, telles que « ne pas se faire malade » en lieu et place de « ne pas se rendre malade ». Et de l’anglais, j’utilise abusivement le « réaliser » comme synonyme de « prendre conscience, admettre, avouer », alors qu’en français, il ne signifie rien d’autre que « concrétiser ».
Tout cet étalage pour finalement vous annoncer la nomination d’Escarpées au Prix des Lecteurs du festival Littératures Européennes de Cognac (résultat mi-novembre 2025) et de Falcata au Prix EVE 2025 de l’Académie romande (résulat fin mai 2025). Voilà… Escarpées et Falcata, les bien-nommées…

Le monde, coupé du paradis
Le 17 avril, nous avons vécu une situation tout à fait particulière et, espérons-le, très extraordinaire. La rédactrice en cheffe adjointe du Nouvelliste m’a contactée pour me demander si j’acceptais de rédiger une petite chronique sur ce jour particulier. J’ai accepté avec plaisir, même si j’ai été un peu surprise par la vision qu’a eu l’illustrateur de moi… mais c’est bien évidemment sa liberté artistique. Je me vois plus joviale et moins portée sur le rouge, mais ma foi, c’est ainsi. Je suis tout de même heureuse d’avoir pu transmettre, entre deux coupures de réseau, un texte sur cette journée hors du temps. Nous n’avons, finalement, pas été coupés du monde… mais c’est le monde qui a été coupé du paradis !

Concert de Louise Thomas
Vous connaissez Louise Thomas, peut-être même sans le savoir ! Elle travaille au Restaurant du Col de Torrent, à Villaz… ça y est, vous l’avez ?
Aussi et surtout musicienne, Louise a sorti son premier album & vinyl « Samovar » et jouera le jeudi 24 avril à 19h à la chapelle de La Sage (milieu du village).

Bonne semaine à vous,
Marlène