Bonjour à toutes et tous,
J’ai dû rire ! C’est mon malin de cousin qui a pointé la petite anomalie… Attendez, je vous remets dans le contexte.
Le 25 mars dernier paraissait mon deuxième roman, Falcata, aux éditions Favre. Et le 28, dans une ambiance joyeuse et festive, nous avons verni son passage du monde des idées à celui du papier, multipliable à souhait. (Pour la joie, la mienne évidemment, je vous mets quelques photos souvenirs en fin d’article.)
Lundi, je reçois un message enthousiaste de l’éditrice avec, entre autres nouvelles réjouissantes, ces classements de ventes que l’on trouve dans la presse du week-end :


Je me sens alors toute euphorique grâce à cet index publié respectivement dans le Matin Dimanche et Entre-temps, le bonus du Temps Week-end. Déjà parce que mon livre y figure, mais aussi parce qu’il y a deux productions « évolénardes » dans le palmarès, et puis, sans que cela n’induise vraiment de reconnaissance littéraire dans l’absolu, je suis très honorée de figurer dans le même TOP que Chimamanda Nogozi Adichie, dont je n’ai certes pas encore lu le dernier ouvrage, mais que j’ai adorée pour L’autre moitié du soleil.
Je m’empresse de publier ce classement sur mes réseaux sociaux, fière comme un pou… quand mon cousin m’écrit pour me demander si je suis dans la mafia, ou si j’ai simplement acheté la personne qui rédige la liste. Je m’étonne, m’interroge. Che passa ? Et ma foi oui, le classement annoncé dans le Matin Dimanche couvre les dates du 17 au 22 mars, alors que mon livre n’avait pas encore été publié. Il était à peine arrivé à l’Office du Livre, ce grand entrepôt qui gère la distribution livresque suisse. Il s’agissait évidemment d’une coquille… La période couverte étant bien celle annoncé dans le palmarès du Temps. Mais voilà donc que mon podium devient caduc, bancal.
Cette petite anecdote m’a tout de même amenée à une profonde réflexion. Je me réjouis absolument des ventes, oui… mais je dois admettre qu’un retour à l’humilité s’impose. Avoir écoulé beaucoup de romans me flatte, mais cela en dit plus sur les retombées d’Escarpées que sur Falcata. C’est la confiance envers le premier qui s’exprime. À la reconnaissance par la quantité, j’espère que succédera la reconnaissance par la qualité. Mais pour cela, il faut du temps ! Et un peu de pudeur.
J’apprécie énormément les retours que je reçois déjà (vous lisez si vite !) sur ce deuxième texte. Et je suis heureuse de parvenir à accueillir la critique, dont la nature peut tellement varier, d’une personne à l’autre. Il y a celles et ceux qui ne comparent pas, celles et ceux qui regrettent de ne pas lire un deuxième opus « à la Escarpées« , celles et ceux qui se laissent emporter et reconnaissent un style, celles et ceux qui trouvent la (ou les ?) coquille, celles et ceux qui envoient une citation, une photo, un clin d’œil. Celles et ceux qui le liront plus tard, et tant mieux, les livres sont heureusement sacrément patients, celles et ceux qui trouvent qu’il manque d’action, celles et ceux qui trouvent qu’il se passe tellement de choses qu’on n’arrive pas à le poser. C’est la richesse de la réception… tout est possible, chaque lecteur, chaque lectrice peut s’approprier, désormais, cette histoire. Elle ne m’appartient plus.
Dédicaces
J’aime beaucoup les rencontres que permettent les dédicaces. C’est une approche si nourrissante ! Tout d’abord, le lien avec les libraires s’étoffe et nous permet, à nous auteur·e·s de découvrir le fonctionnement fin d’un tel commerce, ainsi que les relations privilégiées qui découlent des conseils personnels prodigués aux lecteurs et lectrices. Cela me rappelle souvent l’expérience de l’épicerie. Chacun·e se distingue par des choix, des coups de cœur, des mots sympathiques. C’est une merveille ! Il y a ensuite toutes ces personnes que le hasard met devant nous, ou qui ont délibérément choisi de venir nous rencontrer. C’est à chaque fois tellement enrichissant… Merci, merci !
Les prochaines dates de dédicaces et rencontres :

En plus de ce programme, je me réjouis de participer, en tant que membre de la SEV, à Marquise ! dans le cadre du Palp Festival. Mon collègue Julien Antoine Bovier et moi-même fabriquons un texte pour l’occasion… en découvrant les affres de la collaboration entre deux auteur·e·s au front épais (nous vivons tous deux dans le Val d’Hérens, nous aurions dû nous y attendre). Heureusement, entre nos recherches, nous rions beaucoup.
24 mai 2025, de 16h30 à 23h
La SEV Société des écrivain·e·s valaisan·ne·s, forte de plus de 200 membres, promeut et soutient la littérature et les auteur·e·s du Valais. www.lasev.ch
Neuf plumes valaisannes et autant d’univers à découvrir, heure après heure, dans les appartements de la Marquise. Prenez vos aises et laissez-vous charmer par le rythme des mots, de la bouche même de leur auteur·e.
Horaires des lectures:
16h30-16h55 : AD Salamin, récits de voyage, Chroniques affamées (USA)
17h10-17h35 : Béatrice Monnard, poèmes et fragments, Nature et sensations
17h50-18h15 : Christophe Gaillard, extraits, Désillusions
18h30-18h55 : Benoît Gaillard, aphorismes, Suite de vies avec vue sur la mort
19h10-19h35 : Velia Ferracini, extraits, Lave mes cendres
19h50-20h15 : Anne-Laure Ubaud, prose poétique, La Marquise vagabonde
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21h15-21h40 : Anne C. Martin, slam / courte nouvelle, Décalés sociaux
21h55-22h20 : Julien Antoine Bovier & Marlène Mauris, proésie, Marquise !
22h35-23h00 : Florent Morisod, roman performé, À l’ombre des néons
Retour en photos sur le vernissage et les dédicaces





Une très belle semaine à vous !
Marlène