Bonjour à toutes et tous,

La ville de Sion célèbre le printemps, en brandissant de magnifiques cerisiers roses et blancs vers le bleu du ciel. Sur la Place des Remparts, les glaces à la pistache et à la vanille de chez Hasta semblent bourgeonner… la dolce vita n’est pas loin.

Equinoxe de printemps – Les Lucioles

Dimanche, L’impertinente a eu le plaisir d’accueillir Solam Riondel, Gil Valéry et Pierre-André Milhit pour l’équinoxe de printemps des Lucioles. Vous qui passez si vite est une création, née d’une résidence à l’espace Parallèle à Saint-Maurice. Si la voix de Laure Coutaz était virtuelle, elle n’en était pas moins présente dans ce monologue pluriel.

Gil Valéry au clavier et Solam Riondel à la percussion.

Je ne regrette qu’une seule chose, c’est qu’une partie du public n’a peut-être pas entendu distinctement l’ensemble de ce spectacle. Il est vrai que d’habitude, les lectures se font à Saint Christophe et que l’acoustique y est plus confidentielle. La chapelle de la Sainte Trinité souffre de quelques échos qui ont peut-être rendu l’écoute difficile pour certains et certaines… je vous présente mes excuses et veillerai, pour une prochaine occasion, à ce que cela soit plus distinct. N’hésitez pas à me faire part de vos remarques, lorsque vous estimez que cela est nécessaire !

Pierre-André Milhit, au prêche poétique !

Nous avons toutes et tous été très impressionné-e-s par les trois poètes en devenir de la SEV Jeunes, Eden Imesch, Antoine Rywalski et Victoria Da Silva Nicola. Ils nous ont offert un moment suspendu après le spectacle. Bravo et merci à elles et eux !

De gauche à droite, Victoria Da Silva Nicola, Eden Imesch et Antoine Rywalski, tous trois membres de la SEV Jeunes.

Le prochain rendez-vous des Lucioles aura lieu en juin, pour le solstice d’été. Nous accueillerons la formation de musique traditionnelle Chouk, portée par Lorène Quinodoz, le 21 juin prochain.

Des pas dans la neige… France 3 est passé par là

À la mi-février, une équipe de France 3 est venue tourner un reportage dans le Val d’Hérens, curieuse de notre art de vivre nos traditions.

Dans ce reportage, si un doute persiste chez les téléspectateurs quant à la réelle temporalité de mon activité à l’épicerie (mes excuses Sabrina ! c’est malgré moi), je suis globalement très contente du résultat qui reflète bien les moments partagés avec le présentateur Laurent Guillaume et toute la team. Qu’ils soient remerciés pour leur gentillesse, leur humour et leur enthousiasme !

Vous pouvez visionner le reportage sans aucune inscription, ci-dessous :

Tout ce qui concerne les médias est compilé sur la page des petits lus.

Falcata

Vendredi dernier, Julie, ma « cigogne » postale, est venue me livrer de très lourds cartons. Il s’agissait évidemment de mes exemplaires tous beaux, tous chauds, de Falcata et de « baby » Escarpées. La version poche est vraiment trop attendrissante. Mais j’attends les dates officielles pour vous les montrer !

J’adore les cartons de l’OLF (office du livre de Fribourg, pour les intimes) : Attention, LIVRES ! Manipulez avec précaution ! Il est vrai, après tout, qu’on sous-estime le pouvoir des mots. Il faut clairement jongler avec précaution avec eux.

On ouvre officiellement les cartons le 25 mars en Suisse, et le 3 avril en France !
Je serai présente chez Payot Sion dès 16h. Je me réjouis de vous rencontrer.

Falcata paraît demain 25 mars en librairie en Suisse, mais va aussi gentiment rejoindre les rayons des commerces du Val d’Hérens (de celles et ceux qui le souhaitent, aucune obligation, évidemment). Je liste sur ma page événements toutes les dates de rencontres, festivals et dédicaces. Mais sachez qu’il est très probable, pour celles et ceux qui sont proches de la commune d’Evolène, que la Fondation Atelier Marie Métrailler organise une lecture – dédicace durant la deuxième moitié du mois de juillet. Je vous tiendrai informé-e-s !

Si vous souhaitez une dédicace, ce qui me fait toujours plaisir, n’hésitez pas à m’adresser un petit mot à marlene@lecroisillon.ch et je peux le laisser en dépôt-vente soit chez Sabrina à l’Epicerie de La Sage, soit à l’Office du Tourisme à Evolène.

J’ai aussi une jolie série d’un duo de cartes postales, avec deux slogans qui n’ont pas été retenus pour le beau bandeau jaune qui embrasse joliment mon livre…

« Elu roman de l’année par mon chat »

et

« Un roman avec des motos et des filles, mais habillées. »

Mon chat et moi avons posé avec plaisir pour ces illustrations !
Elles sont le fait de la brillante Sophie Petrak.

Un extrait, rien que pour vous !

La Route des Grandes Alpes s’étirait, déroulait un passé combinant les affaires et les guerres, les missives et les offensives, les voyages et les pèlerinages. Combien d’hommes et de femmes avaient donc tenté de se sauver ainsi ? Éléonore s’était imposé d’ignorer les torsions de ses entrailles, car la douleur était moins physique qu’anagogique. Une fois le haut-le-cœur muselé, elle avait continué et découvert un village des plus charmants. Elle avait observé, en roulant, les cicatrices estivales tracées par l’impérialisme du ski dans le Val d’Isère. Pourtant, le bourg de Bonneval-sur-Arc avait un air de retour à la maison. Le hameau aux rues sans nom l’avait accueillie comme un écrin reçoit sa perle. Sans faste, avec une sobriété souveraine. Aucun mot de trop n’avait été prononcé. On l’avait toutefois envoyée se confronter à la rudesse de l’Ecot, un peu plus haut, pour s’extasier encore davantage face à l’austérité humaine. Après cette contemplation d’un territoire qui aurait pu être le sien, tant il pouvait râper les coudes, les genoux et l’âme, elle avait tracé jusqu’à la commune de Lanslevillard, où elle s’était tout de même amusée de découvrir un Adroit et un Envers.

Falcata, cinquième chapitre, p. 106

Petite pépite du quotidien

«Alors, prête ? Bientôt la sortie du livre ?
– Un peu nerveuse quand même…
– Le prochain est déjà en route ?
– L’actuel est déjà bien en route, vu qu’il décrit un voyage à travers les Alpes. Mais…»

… le prochain roman est là, dans ce paquet. Bon, les lettres sont dans le désordre, alors je vous laisse le soin de trier par vous-mêmes !

Lectures en cours

Je me suis remise à la lecture. Je viens de terminer le dernier Jérôme Meizoz, Le hameau de personne, que j’ai beaucoup aimé.

Je me suis reconnue dans une certaine dédicace aux ânes, ces êtres merveilleux dans un monde de brutes. J’ai aimé la pluralité des voix, mais surtout celle, grave, de Javerne, qui m’a semblé particulièrement familière. Plus encore que celle d’Emanay, la styliste exilée en montagne… mais épiée sans son consentement dans son hameau, mais avec son accord sur les réseaux sociaux. J’ai tout de même ressenti un petit vertige, une mise en abîme, quant à mon propre usage de la toile. La poésie de Commerces de bouche s’est rappelée à moi également. Je l’ai dégustée, comme un bonbon. Comment, d’ailleurs, une ancienne épicière ne peut-elle pas se reconnaître dans le titre de ce recueil de vers ? Comme les tissus d’Emaney, tout se trame et s’entrefile.

Je ne sais plus trop où j’allais, mais je n’ai pas vu passer le temps.

J’ai le plaisir de dédicacer aux côtés de Jérôme Meizoz le 9 avril prochain, à la Libraire La Fontaine, grâce à l’élégante Clémence !

Je vous souhaite une magnifique semaine et espère vous croiser vendredi au vernissage de mon deuxième opus… au titre si énigmatique !

Marlène